Le vendredi 19 décembre 2025 (10h30-12h30), bâtiments Stendhal (salle A 103), le séminaire “Littérature et culture médiévales” assuré par Fleur Vigneron aura le plaisir d’accueillir Jean-Pierre Devroey (professeur émérite d’histoire médiévale, Université libre de Bruxelles, membre de l’Académie royale de Belgique) pour la conférence suivante : « Déchiffrer la grêle et le tonnerre. Le De grandine et tonitruis d’Agobard de Lyon, vers 810 ». Entrée libre, pas d’inscription.
Dans le cadre du séminaire “Littérature et culture médiévales” de Fleur Vigneron (entrée libre, bâtiment Stendhal, salle A 103), la séance du 12 décembre 2025, 10h30-12h30 sera consacrée à “Traduire la science médiévale en français moderne”, avec la participation de Joëlle Ducos (Sorbonne Université) et avec Jean-François Kosta-Théfaine pour sa traduction du Traité de l’art de bergerie de Jean de Brie (Paris, Belles Lettres, 2025, coll. “La roue à livres”).
L’équipe de recherche MAiGRE (Moyen Âge interdisciplinaire à Grenoble) est ravie de vous inviter à la conférence inaugurale du séminaire “Bien dire et bien aprandre : l’apprentissage au Moyen Âge”, le jeudi 11 décembre à 17h30, bâtiment Stendhal, Salle C307 et en ligne (code secret : 724290)
Nous aurons le plaisir d’accueillir Monica Balda-Tillier, MCF HDR à l’université Grenoble-Alpes, affiliée au LUHCIE. Ses intérêts de recherches se concentrent sur la prose et poésie amoureuse arabe prémoderne et, plus récemment, sur l’écriture de soi. Son intervention portera sur “La conception et les règles de l’amour profane auprès des Arabes dans les traités d’amour” dont voici le résumé :
L’arrivée de l’islam dans la péninsule arabique a causé un changement progressif des valeurs dans la conception de l’amour profane, qui se reflète sur la poésie amoureuse et l’élaboration des récits en prose contenant les histoires des amants chastes.
La passion absolue que ces amants vouent à une créature de ce bas monde enfreint les la doctrine islamique en se présentant comme concurrent de l’amour divine et en remettant en question les règles de la vie en société par sa connotation d’excès. L’exigence d’endiguer cette émotion et son expression littéraire ont donné naissance au genre littéraire des traités d’amour, qui théorisent les préceptes de l’amour « courtois » et l’encadrent par des codes de comportement à suivre. Une quinzaine nous sont parvenus, sur une période allant du IXe au XVIIe siècle. L’intervention retracera la naissance de ce genre littéraire et son insertion dans la pensée islamique.
Au plaisir de vous voir nombreuses et nombreux le 11 décembre !
Dès les IIIe-IVe siècles, la sensibilité des latinophones à la quantité des syllabes s’était progressivement perdue. La connaissance de la prosodie étant cruciale pour la lecture et la composition en latin, les médiévaux conçurent la solution des florilèges prosodiques, des recueils fonctionnels à l’apprentissage, composés de vers latins tirés des auteurs scolaires (Virgile, Ovide, Perse, Juvénal Stace, Prudence, etc.). Instruments à la fois d’enseignement et d’apprentissage, ces florilèges ont été transmis en plusieurs recueils différents à partir du IXe siècle. Cette intervention a pour but leur exploration jusqu’au XIIe siècle, afin d’éclairer la circulation des poètes classiques au Moyen Âge, tout en mettant en lumière les réseaux de la tradition du texte et les pratiques culturelles liées à la poésie.
Angela Cossu, docteure en études latines (2015-2019, EPHE-PSL / Università di Pisa), ancienne membre de l’École française de Rome (2019-2022) et chargée de recherche FNRS à l’université de Namur (2024-2025), mène des recherches sur la tradition manuscrite des classiques latins, en particulier au prisme des florilèges médiévaux latins et de l’histoire des bibliothèques. Elle est actuellement maîtresse de conférences en langue et littérature latines à l’Université Grenoble Alpes, rattachée au laboratoire Litt&Arts et correspondante scientifique de l’IRHT-CNRS.
Le vendredi 14 novembre 2025 (10h30-12h30), bâtiment Stendhal, en salle A 103, le séminaire “Littérature et culture médiévales” organisé par Fleur Vigneron aura le plaisir d’accueillir Cécile Rochelois (Université de Pau et des Pays de l’Adour) pour la conférence suivante : “La place des animaux dans l’encyclopédie de Sidrac, Le Livre de la fontaine de toutes sciences“. Entrée libre, pas d’inscription
8 novembre : Charlotte Guiot (Université Lumière Lyon 2), « Le Dit de Regnaut et Janneton : comprendre les enjeux politiques d’un texte grâce à une lecture écopoétique »
15 novembre : Mickaël Wilmart (EHESS), « La place du vivant dans une histoire environnementale du Moyen Âge (France, XIIIe-XVe s.) »
22 novembre : Louis-Patrick Bergot (Docteur en littérature médiévale), « L’imaginaire sous-jacent de la pensée écologique : relecture écopoétique de quelques textes médiévaux »
6 décembre : Pierre-Olivier Dittmar (EHESS), « L’invention médiévale de l’animal »
20 décembre : Viviane Genest (Université Paris 8), « Faire pousser les morts : immortalité et réincarnations végétales dans quelques textes médiévaux » (attention, changement de salle : bâtiment Stendhal F002)
Le Châtel de Theys est un édifice médiéval surprenant situé sur le balcon de Belledonne. Son décor peint, essentiellement connu par un petit groupe de spécialistes, se fonde sur le Perceval de Chrétien de Troyes. Cependant, son analyse est plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. Un point particulier de cet ensemble, situé sur la cheminée de la salle, est particulièrement difficile d’interprétation. L’iconographie visible à cet endroit ne peut être déchiffrée qu’en ayant recours à différentes sources : historiques, héraldiques, littéraires et iconographiques. Ce cas d’espèce sera l’occasion de suivre le raisonnement et la méthode, ayant permis de proposer une hypothèse d’interprétation pour une scène qui n’entrait pas dans la logique interprétative du reste du décor. Cette approche pluridisciplinaire est susceptible d’intéresser un large public et facilement accessible à des auditeurs non spécialistes en histoire de l’art.
Térence Le Deschault de Monredon est docteur ès lettres de l’université de Genève, historien de l’art médiéviste et conseiller pour le patrimoine auprès de la commune de Theys. Spécialiste des décors peints civils, il a publié un ouvrage intitulé “Le décor peint de la maison médiévale. Orner pour signifier en France avant 1350 (Paris, Picard, 2015)”. Après plusieurs années passées en tant que chercheur associé à l’Université autonome de Barcelone, il se consacre à présent à la sauvegarde et à la mise en valeur des peintures murales civiles médiévales en France, travaillant en collaboration avec des musées, des municipalités et des propriétaires privés.